Depuis 3 jours maintenant je traverse la montagne, beaux paysages, chemins agreables, mais gros denivele et nuits dans des villages paumes avec 20 habitants et pas d'internet.
Je suis passe au point culminant du chemin en Espagne (Cruciferada) ou selon la tradition j'ai depose le caillou de chez moi (que Therese m'avait amene). J'ai perdu un pote a qui causer, un Iranien que je rencontre pratiquement a chaque etape depuis plusieurs semaines et qui a fait voeux de ne plus parler jusqu'a Compostelle. Je ne sais pas pourquoi, et comme il ne cause plus il ne peut pas m'expliquer.
Bon a part ca je m,approche de Compostelle et j'aimerai bien y etre dimanche prochain.
J'ajoute le petit texte bque Therese a bien voulu ecrire :
A la demande de Pierre, j’ajoute quelques impressions à son blog.
J’ai rejoins Pierre sur le « Camino de Santiago », le 28 Septembre 07. Retards de train, jets de pierres du la voie, changements de cars non prévus, panne de moteur, ce fut un trajet épique. Mais, selon Pierre, comme je ne faisais qu’une semaine de « pèlerinage », il me fallait beaucoup d’épreuves condensées ! C’est sûrement pour cela que j’ai eu 3 jours de pluie sur 6 jours de marche, alors qu’en Bretagne ,on se baignait encore.
Pourtant, ce petit bout de chemin en Espagne m’a bien plu. D’abord les retrouvailles (même si Pierre avait réservé une chambre dans une pension en ruine avec 2 petits lits) à Burgos, magnifique ville, avec une « plazza major »superbe, colorée et de beaux édifices.
Ensuite, reprendre la marche sur un chemin emprinté depuis le IXème par tant d’hommes et par 50 000 marcheurs par an, aujourd’hui. Le chemin est agréable dans les provinces de Castille et Léon, un peu en altitude, d’immenses champs de blé coupés aux belles couleurs dorées. Des petits villages isolés tous les 7 ou 8 Km, où les petits vieux regardent les pélerins passer en lançant des « buen camino ». Ces villages sont toujours l’occasion d’une halte pour un « cafe con leche », délicieux ou un « bocadillo chorizo ».
Enfin, le plus sympa, ce sont les rencontres. En une semaine, nous avons discuté avec des pélerins de 17 pays différents. Des Européens bien sûr, car ce chemin n’est plus seulement un pèlerinage mais bien un chemin culturel européen. Marchent aussi de nombreux Québécois, qui viennent rencontrer leur cousins du vieux continent et des Brésiliens sur les pas de Paolo Cuelho. Les soirées sont ainsi cosmopolites et sympas dans les « albergue ». Le temps ne manque pas car nous marchons de 8h à 16h, c’est parfois la course pour avoir un lit disponible. Mais, il y a des auberges dans presque tous les villages ou un repas est proposé en général. Sinon un restaurant proposera un « menu pellegrinos » avec un réconfortant « vino tinto ».
Cette semaine fut une belle expérience ; Pierre a repris la marche tout seul, à son rythme, plus rapide. Il revient en Bretagne le 29 Octobre …pour un petit mois.
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